Les matériaux

Vous trouverez dans cette catégorie les caractéristiques et les explications sur les matériaux utilisés pour les manches de mes couteaux.

Les Cornes

Les principales cornes que j’utilise sont la pointe de corne noire ou blonde (majoritairement flammée), la croûte de buffle ou la croûte de bélier.
Sur les couteaux en buffle ou bélier je mets d’avantage de clous, cela aide à ce que la corne se déforme le moins possible, car ce sont des matières fragile qui auraient tendance à ce rétracter dans le temps. Le fait que les clous soient plus près les un des autres contribue à ce que la corne reste plus stable.
Cela ne doit pas éviter dans prendre soin, en ne les trempant pas dans de l’eau, ni en les exposant à une source de chaleur.



Les Os 

Le plus utilisé est l’os de girafe stabilisé. Le fait de la stabilisation lui confère un rendu impeccable : il est très brillant, et la résine colmate très bien les aspérités qui auraient pu poser problème lors du polissage. Les couleurs injectées forment des nuances qui en font des couteaux aux couleurs uniques.
L’os de chameau ainsi l’os d’autruche peuvent également être utilisés suivant la demande : ils sont bien évidement stabilisés tout les deux.



Le Phacochère 

Je devrais plutôt dire "très chère" phacochère : depuis l’interdiction de l’ivoire d’éléphant le phacochère est devenu un des substitut pour les très belles pièces sculptées.
Il s’utilise de deux façons : soit on le laisse brut, ce qui implique les fentes apparentes (photo 1) et autres défauts, soit on l’utilise façonné à la manière de l’ivoire d’éléphant, et là par contre c’est une perte considérable pour réussir à avoir des cotes saines sans défauts ou fissures.
Outre les fissures sur l’extérieur des dents, il y à aussi les nodules situés sur le milieu de la dent (photo 2) ; quand ceux-ci se retrouvent sur le bord de la cote, ils forment des micros fissures qui laissent passer la crotte de polissage (photo 3) ce qui nuit bien évidemment à l’esthétique du couteau.
Pour toutes ces raisons, il sera donc proposé deux tarifs différents suivant la demande du client : celui qui aime l’esprit brut de la dent avec ses défauts, et celui qui veut la perfection mais qui va nécessiter plusieurs dents, ainsi que des heures supplémentaires à recommencer le travail, car certaines imperfections ne se voient qu’une fois la cote façonnée.




Le Mammouth 

Depuis le paléolithique, l’homme a utilisé l’ivoire de mammouth pour sculpter des objets tels que "La Dame de Brassempouy" qui est un bel exemple artistique de cette période ancienne.
J’ai classé le mammouth que j’utilise pour mes manches en trois catégories :
1er : La molaire qui est stabilisée et teintée (photo 1)
2ème : La croûte de Mammouth (photo 2)
3ème : Le cœur du Mammouth généralement de couleur crème (photo 3), mais qui peut également avoir pris une couleur marron, pourra quant a lui être utilisé pour recevoir une sculpture.
J’ai également du cœur de Mammouth que j’ai fait stabiliser et teinter marron et qui donne de belles nuances (photo 4).



La Nacre 

Matériau qui est devenu malheureusement trop rare, il devient très difficile de se procurer des plaquettes suffisamment épaisses pour monter sur un couteau.
Il faut beaucoup de minutie pour la travailler, car elle casse comme du verre ; malgré cela je continue à la monter avec des clous à molletons, au lieu de réduire ce risque de casse en utilisant des vis.
Ces reflets en font une matière unique, que l’on peut utiliser telle qu’elle, ou l’on peut également la sculpter.



Le Corail 

Trois catégories de coraux sont utilisées : le corail fossile de Floride, le corail Tigre et le corail rouge.




Le bois de Cerf 

Le bois de cerf utilisé est le Cerf Européen ou le Cerf Sambar, ce dernier a la partie spongieuse plus réduite.



Le bois stabilisé

J’utilisais jusqu’à présent du bois stabilisé plutôt que le bois classique car il offrait bien plus d’avantages que ce dernier : il ne rétrécissait pas car il était stabilisé, il n’encrassait pas les bandes à poncer, et se polissait très bien. Malheureusement certains morceaux dégageaient une odeur de résine quand on le travaillait, cette odeur disparaissait une fois le couteau terminé mais entêtait mon atelier lors de son façonnage. Je m’en accommodais très bien jusqu’à présent, mais depuis que j’ai mon chien avec moi j’ai préféré arrêter ce produit, même si je le regrette beaucoup car j’avais un très bon résultat.





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Philippe Voissiere sculpteur sur manche de couteaux